orléansNotre tour de l’île d’Orléans, Moïra Dompierre, Denis McKay, récits ethnologiques, Les éditions GID, Québec, 2008, 95 pages.

 

Même connue, chantée, racontée, écrite, dessinée, photographiée, répertoriée, visitée, encensée, l’île demeure un mystère, pour ne pas dire une fascination.  Non pas de ces mystères que nous tentons de résoudre, mais de ceux que nous savons insolubles.  Il est bon de ne pas la croire conquise, comprise. Cette île exige de l’aborder avec respect et bonheur, car elle est fière tout comme le sont les insulaires. Nous l’avons réalisé au contact de ces gens indéracinables comme Marie-Paule Vézina, descendante de la famille Leclerc arrivée en 1662, ou encore Jos Paquet qui demeure toujours sur la terre ancestrale.

 

Dans une même journée du mois de novembre, nous avons vu au loin la ville de Québec auréolée d’un rayon d’or. Au centre de l’île, un tourbillon de neige folle annonçait l’approche de la saison hivernale. Enfin, à Saint-François, le ciel teinté d’un incroyable rose couvrait champs et bâtiments. Ajoutons à ces paysages, ceux marqués par le passage des hommes : terre cultivée, maison ancienne, jardin de sculptures, bateaux et chaises typiques de l’île. La présence du fleuve Saint-Laurent, indissociable à la vie des insulaires, a influencé de façon notoire leur mode de vie. Au cimetière de Saint-Jean, plusieurs pierres tombales rappellent le passage de ses marins et de ses capitaines.  Les gens de l’île ont ouvert leur porte et nous ont accueillis avec une gentillesse hors pair. De plus, ils nous ont enrichis d’un vocabulaire ancien ou actuel, réel ou inventé : sarbanne, moulange, lignette, haute-lisse, étoupe, véricière, soierie, né natif.